Albertville

|Tournon|

jeudi 08.01.2015, 14:00

L'aérodrome d'Albertville a le vent en poupe

Gilles Barmaverain, le président de l'aéro-club veut attirer touristes et habitants vers l'aérodrome que ce soit pour découvrir le vol ou s'adonner au pilotage. Gilles Barmaverain, le président de l'aéro-club veut attirer touristes et habitants vers l'aérodrome que ce soit pour découvrir le vol ou s'adonner au pilotage.

Plus de 42 ans que l'aéro-club a créé l'aérodrome en négociant avec chaque propriétaire le foncier à côté du carrefour de Frontenex et en créant le premier hangar.

Aujourd'hui, c'est le syndicat intercommunal mixte de l'aéro-club de la Combe de Savoie qui le gère, assure l'aménagement, l'entretien, la sécurité.
Mais, c'est le club qui lui donne vie avec ses 90 pilotes et ses 1200 heures de vol à l'année.

Un club ouvert sur l'extérieur
En 2013, l'aéro-club de Tournon est celui qui a le plus évolué en nombre d'heures de vol. Et en 2014, ce nombre a encore progressé par rapport à l'année précédente sans qu'on ait à ce jour les chiffres des autres clubs. Une fierté et le résultat d'une politique d'ouverture estime le président du club, Gilles Barmaverain. « On a une équipe nouvelle qui dirige le club depuis trois ans, souligne le dirigeant, qui a mené un effort de communication pour faire connaître le club ».
Une stratégie ciblée à la fois en direction des touristes et des locaux. Avec la mise en place de formules d'adhésion au mois pour des gens qui viennent en vacances et même à la journée depuis l'année dernière. « Il n'y a pas beaucoup de clubs en France où quand vous êtes pilote, vous pouvez voler sans instructeur, si vous êtes breveté » dans un autre club que le vôtre, observe le président. Ce dernier a même dans l'idée d'accueillir des stages pour les gens qui souhaitent une remise à niveau... Ce sera la prochaine étape assure le patron de la petite association.
Celle-ci ne délaisse pas pour autant les locaux. Elle reçoit des scolaires, des colonies de vacances, plus surprenant, des maisons de retraite et, tenez-vous bien, pour voler, pas pour regarder les avions décoller depuis le bord de la piste. Le club a aussi mis en place des journées portes ouvertes pour les baptêmes et une fête aérienne qui, cette année, se tiendra le 21 juin.

Vivre sa passion
Même si le président de l'aéro-club le reconnaît, voler n'est pas un loisir très accessible. « Je ne dis pas que l'avion n'est pas cher. Je sais que c'est un peu un sacrifice. Le jeune qui est passionné, il se dit moi je ne vais pas aller au ski ». Il existe des bourses pour les jeunes. Car il en voit régulièrement venir, âgés de 16 ou 17 ans, qui ont dans un coin de leur tête le rêve de faire carrière dans l'aéronautique. C'est pourquoi, Gilles Barmaverain, incite ceux qui sont tentés à essayer un vol d'initiation. À la différence du baptême, « le vol d'initiation, c'est comme un premier cours. C'est vous qui pilotez. Après le vol vous avez un petit débriefing », explique le président. Avant de prendre une cotisation, ça permet de savoir si le pilotage vous plaît.
Près de la moitié des heures de vol réalisées par le club le sont en enseignement. L'association possède trois avions dont un Cessna de deux places pour l'instruction. C'est le seul club qui propose de la formation initiale dans le secteur. Les autres sont proches de Grenoble et d'Annecy, à proximité d'Albertville, les aéro-clubs (Meribel, Courchevel) se consacrent plus spécifiquement au vol de montagne (qualification s'ajoutant à la formation initiale, comme la voltige).

Pas une compagnie aérienne
Une spécificité de l'aéro-club de Tournon-Albertville qui lui permet de tirer son épingle du jeu même s'il ne propose pas de vol commercial, à la différence de Megève. En tant qu'association, l'aéro-club n'a pas le droit de vendre des baptêmes ou des vols d'initiation de plus d'une demi-heure. Par conséquent, il ne peut, sur cette durée, aller survoler le Mont-Blanc et doit se contenter de Bout-du-Lac, du Beaufortain, des Bauges et de la Maurienne. «  On ne fait pas le taxi, on n'est pas une compagnie aérienne », souligne le président. Et le devenir supposerait l'expression d'un besoin plus fort de la part de la population et des touristes ainsi qu'un travail énorme de la part de bénévoles du club (ce dernier n'a pas de salariés) pour répondre à la réglementation très stricte en la matière.
Le développement de l'aérodrome passe plutôt, selon Gilles Barmaverain, par le développement économique. Il existe déjà une entreprise importante, le Service aérien français hélicoptère. Or, le syndicat qui gère l'aérodrome envisage une extension, s'il arrive à régler la question de la zone inondable pour accueillir de l'artisanat. Le terrain a déjà été défriché en prévision.

VIRGINIE PASCASE

Journal La Savoie
Réagissez sur Facebook

Vos réactions

Pour réagir à cet article :

  • introduisez votre nom d'utilisateur
  • rédigez votre commentaire
  • postez
Default page


Audaxis, l'esprit libre
Audaxis - L'esprit Libre

14, rue du Sec Arembault
59002 Lille Cedex
lasavoie.fr
Le site de La Savoie