Albertville

jeudi 08.01.2015, 14:00

«On n'a pas à culpabiliser par rapport aux stations»

David Chabanal, directeur de la maison du tourisme du pays d'Albertville répond à nos questions sur le positionnement touristique d'Albertville.


Est-ce que l'on peut dire qu'Albertville est une ville touristique ?

Ça dépend de ce que l'on met comme définition. C'est un pays qui a une activité touristique, mais ne vit pas à 100 % du tourisme comme ce serait le cas aux Arcs. On n'a pas à culpabiliser par rapport aux stations. On n'a pas une intensité touristique, mais une vraie forme de tourisme le printemps et l'été.
De là à qualifier la ville de ville touristique, non. En volume de la clientèle, on est sur 3 000 lits marchands sur l'ensemble des 29 communes du pays d'Albertville (CoRAL et Haute Combe de Savoie). Ça n'a pas le même impact que sur une station, on n'est pas sur les mêmes jauges. Mais on a un développement.
Vous parlez de développement, comment le constatez-vous ?
Il y a certaines initiatives qui existent et fonctionnent. Vous avez un équipement de loisir comme le fort de Tamié et son accrobranche. Il n'en existe pas à proximité, à part en station. La clientèle touristique d'Albertville, du lac d'Annecy, de Faverges et la clientèle d'affaires (pour des séminaires) vient.
Ça n'existait pas il y a 3 ans en arrière et ça va générer plusieurs milliers de passage. Par ailleurs, les visites guidées par le service patrimoine de la ville d'Albertville proposent de manière récente mais en développement un programme. Pareil, cela n'existait pas il y a 3 ans et cela rencontre un fort succès.
L'été, les cyclotouristes sont aux premières loges dans les hôtels, camping... Y a-t-il une stratégie d'accueil spécifique en leur direction ?
On est une destination généraliste, sur un tourisme de piémont de montagne. Sur les cyclotouristes, on est sur une niche, une clientèle qui a un gros budget vacances. Certains établissements hôteliers ont un savoir-faire et proposent des prestations spécifiques : départ tôt le matin, nourriture adaptée... Il y a aussi une quinzaine de meublés et de gîtes qui ont une classification cyclotouriste. Sur le développement, on y travaille, on met au point un plan stratégique de l'offre pour être plus précis dans la réponse d'hébergement et pour travailler sur des marchés potentiels comme le Benelux, la Grande-Bretagne et susciter la programmation par des tours opérateurs dans ce domaine. Ça peut aussi passer par l'accueil d'équipes professionnelles.
La carte d'Albertville c'est la nature, son environnement, plus que la ville par elle-même ?
Il y a un classique d'Albertville : Conflans. Aussi, le musée des Jeux Olympiques. Et Ugine. Sur Albertville, le tourisme c'est un mix : l'offre de plein nature, la croisée des vallées, le camp de base des stations de ski... On l'a exprimé dans notre communication avec "Faites votre choix", on peut choisir, y compris des choses plus urbaines. On peut picorer à Albertville et autour en direction du lac d'Annecy, la vallée de Chamonix. On est moins cher, on est moins congestionné et on n'est pas loin.
Pensez-vous que le comportement de certains commerçants doit évoluer pour coller avec la fréquentation touristique, notamment l'hiver ?
On n'est pas dans une économie massive. Je préfère qu'ils soient plus au taquet l'été. Ce qui est important, c'est d'avoir une dynamique de progression que l'on a sur la saison, moins en hiver. Le centre commercial des 4 vallées est un point d'arrêt de ravitaillement et de matériel de sport. Il est fortement impacté par le tourisme d'hiver, il faut bien analyser les choses acteur par acteur. Ce n'est pas pour tout le monde pareil. Il faut qu'on ait une offre qui se développe, on a de beaux arguments.

Journal La Savoie
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