Albertville

jeudi 05.02.2015, 14:00

Laurent Graziano, un petit nouveau au conseil

Passionné d'informatique, Laurent Graziano aime démonter les choses pour en comprendre le fonctionnement. Il va pouvoir s'employer au sein du conseil! Passionné d'informatique, Laurent Graziano aime démonter les choses pour en comprendre le fonctionnement. Il va pouvoir s'employer au sein du conseil!

Rattrapé par le voyage Jean-Pierre Saint-Germain fait ses adieux au conseil municipal. Lui succède Laurent Graziano. Pour ce dernier c'est l'entrée dans le grand bain.

Avec une haute idée citoyenne et participative de l'action municipale et politique locale. Dans la confiance et la responsabilisation. Rencontre.
Pour Laurent Graziano, quarante-deux c'est une première dans l'univers de la gestion communale et l'action citoyenne au service de la population. Il monte dans le train de l'équipe d'Osons Albertville avec joie et impatience.
Il a grandi à Albertville et à l'heure des études supérieures à rejoint Chambéry, base de départ vers d'autres postes professionnels. « Je suis parti pour étudier l'histoire et la géographie. C'était une envie depuis le collège, je voulais devenir prof et j'ai passé le Capes d'histoire-géo.
 » Après ses premières marques dans la capitale savoyarde, il connaîtra pour deux ans le Pas-de-Calais. « J'ai fait mes débuts en lycée professionnel avant d'avoir deux postes en collège à Calais. » La mutation suivante, à Bellegarde, amorce son retour en terre natale. «  En 2002, je reviens à Albertville avec un poste à la Combe de Savoie. » Il n'en est pas reparti, « Il y a une très bonne équipe et j'aime le profil des élèves qui sont inscrits dans ce collège. Des jeunes qui sont assez francs dans les rapports humains et sociaux ».
Un prof qui parle de ses élèves toujours avec enthousiasme, dans une relation de confiance, de responsabilisation... À l'image de ce qu'il veut introduire dans le conseil municipal. « On défend une position, un savoir, on a des arguments, mais il faut écouter, respecter le choix des autres. » Entrer en politique locale n'a rien de contraint chez Laurent Graziano. « À partir du lycée, j'ai toujours été intéressé par ça. Je me souviens par exemple très nettement des présidentielles de 1988. Plus tard, étudiant, j'ai été approché pour figurer sur une liste électorale à La Bâthie.
J'ai l'envie d'agir. Être du côté de l'action, c'est être citoyen. Je connaissais Noëlle Aznar-Molliex, la vie locale m'attire et j'ai franchi le pas. De moi-même, je ne l'aurais pas fait, je n'aime pas m'imposer et c'est devenu une évidence
 » Dixième sur la liste Osons Albertville, il n'intègre pas le conseil, mais « je suis toujours resté en lien, j'étais président d'Osons. Donc je suis au fait des choses. J'ai cinq années de mandat devant moi, j'y vais avec joie. Je vais écouter les conseils de mes collègues élus. Ce sera une découverte, un apprentissage  ».

« La politique n'est pas un métier »
Comment appréhende-t-il cette étape initiale ? « J'ai constaté qu'au conseil municipal, les relations, les échanges entre les élus, les groupes politiques étaient tendus. Je m'attendais à plus de dialogues cordiaux. Les différends sont normaux, mais il importe de mieux accepter les remarques. On ne doit pas être en opposition systématique ».
Conférer au dialogue, à l'action, un seuil de divergence, non pas tant sur la forme, les coups de gueules et propos agressifs le dérangent, lui paraissent vains, trop électoralistes, trop marqués par l'envie du pouvoir, mais sur le fond. « La forme, c'est facile, il faut se rencontrer sur le fond. » Le fond pour lui, c'est « la proximité avec les citoyens, le participatif », c'est développer « la confiance, la responsabilisation et l'intelligence citoyenne ». Il n'envisage pas le moins du monde la politique comme un métier. «  Celui qui exerce des fonctions politiques devrait systématiquement exercer aussi des fonctions professionnelles. » Laurent Graziano va entamer son parcours en se plaçant dans les traces de son prédécesseur, si ce n'est avec l'envie, « d'aller rapidement vers d'autres commissions, compétences » ; éducation, vivre ensemble sont un peu ses chevaux de bataille. Il est heureux d'aller les éprouver.
Ce passionné d'informatique, de nouvelles technologies, « J'ai appris à monter et démonter un ordinateur, j'aime particulièrement comprendre comment les choses fonctionnent », se dit aussi passionné par le reste du monde. « Le voyage m'attire et tout spécialement aux Etats-Unis. Le pays me fascine. » Et il rêve « d'avoir du temps ». Le temps de l'action au service de ses concitoyens va lui en prendre sans doute pas mal, gageons que son voyage en politique soit à la hauteur de son enthousiasme.

LUC MONGE

Journal La Savoie
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